À peine revenus sur cette terre que nous aimons tant, une évidence s’est imposée : retourner au pied des Andes, ces montagnes qui nous avaient déjà tant marqués.
Première claque visuelle : la magique Laguna del Diamante, immense, silencieuse, irréelle… @Déjà là, on savait que l’Argentine nous réservait encore du grand, du très grand.
Alors forcément… on a voulu voir plus haut.
Nouveau défi : le géant des géants… l’Aconcagua.
L’an dernier, nous étions déjà venus sur ses pentes. Mais c’était l’hiver, la neige bloquait tout, accès fermé… demi-tour obligé. Cette fois, pas question de rester au pied !
Quand on arrive face à ce colosse de roches, on se sent minuscule. Il culmine à 6 962 mètres : le plus haut sommet des Amériques… et même le plus haut sommet du monde hors Asie. Rien que ça.
Bon… qu’on se rassure
On ne part pas pour les 11 jours d’ascension vers le sommet. Trop long, trop engagé. Notre objectif sera le camp de base, comme nous l’avions fait il y a quelques années du côté de l’Everest Base Camp. Une belle aventure… mais raisonnable.
Très vite, le paysage change. Plus un arbre, plus une herbe. Un monde de pierre, de poussière et de lumière brute. Un décor presque lunaire, immense, sauvage. Autour de nous, les sommets andins se succèdent à perte de vue. Nous sommes au cœur de la cordillère, tout près de la frontière chilienne.
Mais marcher ici se mérite.
L’altitude se rappelle à nous. Le souffle est court, les jambes lourdes, chaque pas demande un effort. On avance doucement, au rythme de la montagne.
Et puis enfin… le camp de base.
Un petit monde à part, ravitaillé par des mules guidées par des gauchos aguerris. Peu de monde, un vent glacial qui ne vous lâche pas, un froid vif malgré le soleil éclatant. Une ambiance rude, mais incroyablement vivante.
La descente, elle, paraît presque facile.
Et surtout, il y a cette sensation unique : celle d’avoir été là-haut, face au toit des Amériques.
Un “presque sommet” de plus dans notre carnet de voyage… et encore une montagne d’émotions gravée dans notre aventure sud-américaine.
Les Boudubouts continuent de grimper… toujours un peu plus haut
[Boudubouts]