EDITO 1 ''Les Boudubouts'' - #1 - DERNIERS REGARDS SUR L’AMÉRIQUE DU SUD - JANVIER-FÉVRIER 2026


EDITO 1 ''Les Boudubouts'' - #1 - DERNIERS REGARDS SUR L’AMÉRIQUE DU SUD - JANVIER-FÉVRIER 2026

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| Didier CUJIVES | ÉDITOS | Numéro 1  Vu 288 fois
Article N°29175

EDITO 1 "Les Boudubouts" - #1 - DERNIERS REGARDS SUR L’AMÉRIQUE DU SUD - JANVIER-FÉVRIER 2026

Il y a bientôt deux ans, nous quittions une vie professionnelle bien remplie pour prendre la route, à bord d’Ulysse, notre fourgon 4x4 et entreprendre un tour du monde sans date de retour.
 
Depuis, nous avons parcouru les routes d’Amérique du Sud. Au fil des mois, nous avons partagé cette aventure sur les réseaux sociaux, racontant nos étapes, nos rencontres et les paysages traversés. Peu à peu, une communauté s’est formée autour de ce voyage et beaucoup d’entre vous ont exprimé le souhait de lire des récits plus approfondis, pour entrer davantage dans l’intimité de ce périple.
 
C’est ainsi qu’est née l’idée de ces chroniques de voyage que nous avons choisi d’intituler « L’écume des pistes ».
 
Elles nous permettront de revenir, avec davantage de recul et à travers nos deux sensibilités, sur certains lieux et certaines expériences qui ont particulièrement marqué notre aventure.
 
Pour ce premier numéro, alors que notre chapitre sud-américain s’achève et qu’un nouvel itinéraire s’ouvre bientôt vers l’Afrique, nous vous proposons trois derniers regards sur ce continent qui nous a accueilli pendant près de deux années.

Si ces chroniques vous plaisent, n’hésitez pas à partager cet exemplaire autour de vous.

Bonne lecture,
 




Nous venions tout juste de rentrer de France.

Après près de deux ans passés sur les routes d’Amérique du Sud, retrouver les nôtres avait été un moment précieux. Mais très vite,
une idée s’est imposée : avant de tourner la page de cette aventure sud-américaine, nous voulions une dernière rencontre avec la cordillère des Andes.


Depuis vingt mois, ces montagnes avaient accompagné presque toutes les étapes de notre voyage.
C’est Hélène qui a formulé la première ce désir de retourner vers elles.
Je n’ai pas hésité longtemps.

Depuis notre arrivée sur ce continent, je pensais à un lieu précis. Un endroit presque mythique dans l’histoire de l’aviation et de la littérature.

La Laguna del Diamante. C’est là que nous allions aller.



Nous quittons Buenos Aires au lever du jour.
Très vite la ville disparaît derrière nous et la route s’enfonce dans l’immensité de la pampa argentine.
L’horizon semble reculer à mesure que nous avançons.
La pampa s’étend comme une mer immobile où l’herbe remplace les vagues. Pendant des heures nous roulons presque seuls.
Vestiges d’un autre temps: un pick-up surgissant dans un nuage de poussière, une vieille Chevrolet traversant la route.



Puis, très loin devant nous, la ligne blanche des Andes apparaît.

À mesure que nous approchons, le ciel se charge de nuages sombres. Hélène observe la météo avec attention. Elle connaît les caprices de ces altitudes et sait combien la montagne impose ses règles.
Après plusieurs heures de piste, nous atteignons un petit poste de gardes-parcs perdu dans la montagne.

Deux gardes-parcs vivent ici, chargés de surveiller l’accès à la réserve et de décider si la météo permet ou non de poursuivre l’ascension vers la lagune.

Le verdict tombe rapidement : l’orage qui approche rend la montée trop dangereuse. Il faudra attendre.

Nous passons la nuit près de leur refuge, dans un air devenu brusquement froid. À Buenos Aires il faisait plus de trente degrés. Ici, la haute montagne impose déjà sa présence.


 


Le lendemain matin, nous sommes finalement autorisés à poursuivre.

La piste devient immédiatement plus impressionnante. Elle est étroite, bordée de précipices et semée de rochers. Ce jour-là, c’est Hélène qui conduit Ulysse. Elle aime conduire en montagne et possède cette manière calme et précise d’aborder les passages délicats.Ulysse progresse lentement. Nous franchissons plusieurs cols proches des 4000 mètres d’altitude. Ulysse s’essouffle. Nous aussi. Le paysage devient presque lunaire. Puis la piste bascule derrière un dernier col. La montagne s’ouvre brusquement.

Et là, devant nous, la Laguna del Diamante apparaît.

Une étendue d’eau immense, d’un bleu profond, posée au cœur d’un désert minéral. Derrière elle, se dresse la silhouette parfaite du volcan Maipo. Pendant quelques secondes, nous restons immobiles. Même en connaissant l’existence de ce lieu, la réalité dépasse l’imagination. Car c’est dans ces montagnes qu’a eu lieu l’une des histoires les plus extraordinaires de l’aviation.

Adolescent, cette épopée avait déjà marqué mon imaginaire. Un professeur de français m’avait donné le goût des récits d’aventures et des grands écrivains voyageurs. C’est grâce à lui que j’avais découvert Antoine de Saint-Exupéry et Joseph Kessel. Dans Terre des hommes, Antoine de Saint-Exupéry raconte l’épreuve de son ami et compagnon de l’Aéropostale, Henri Guillaumet.
 




En 1930, son avion s’écrase dans la cordillère. Dans ces montagnes couvertes de neige et balayées par le vent, la survie paraît impossible. Et pourtant Guillaumet marche pendant cinq jours et quatre nuits, seul dans la montagne, avançant pas à pas dans la neige, franchissant cols et vallées, refusant de céder au froid et à l’épuisement.

Lorsque les secours le retrouvent enfin, il prononce une phrase devenue légendaire que Saint-Exupéry rapportera : « Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait. » Face à ces montagnes, ces mots prennent tout leur sens.

Nous partons à la recherche de la petite plaque qui marque l’endroit du crash. Un vieux panneau indique la direction.
Nous laissons Ulysse et continuons à pied dans le vent froid.
La marche est silencieuse.

Puis la plaque apparaît enfin, minuscule au milieu de cet océan minéral.












 

Nous restons longtemps silencieux face au volcan.
Nous décidons alors de rester. Pas simplement pour voir cet endroit, mais pour prendre le temps de vivre la montagne.

Hélène marche longuement le long des rives, attentive aux reliefs, aux lumières changeantes, à la vie discrète de la montagne.

Pendant que mon imagination vagabonde parfois dans les récits d’aventure de mon adolescence, Hélène veille au concret : la météo, les vivres, l’autonomie des panneaux solaires.
Grâce à cette rigueur, nous pouvons rester plusieurs jours dans cet endroit isolé.

La Laguna del Diamante est immense.
Une véritable mer intérieure entourée de montagnes abruptes.
Le matin, l’eau devient un miroir où se reflètent les sommets enneigés.
L’après-midi, le vent se lève et la surface du lac se couvre de longues vagues sombres. Nous marchons des heures dans ces paysages d’exception.

Par moments des guanacos, ces cousins des lamas, apparaissent sur les pentes avant de disparaître dans les rochers.
 
Le silence est total.

Lorsque vient le moment de repartir, une certitude demeure :
Ici, au cœur de la cordillère, la nature la plus brute rejoint l’une des plus grandes aventures humaines de l’aviation.

 

Nous restons encore quelques minutes au bord de la lagune.
Puis nous reprenons la route avec Ulysse.

La piste disparaît derrière nous.

La Laguna del Diamante redevient peu à peu ce qu’elle a toujours été :
un lieu immense et silencieux au cœur de la cordillère.
Mais ici, dans ces montagnes, demeure encore l’écho d’une histoire de courage.

DIDIER - JANVIER 2026
 
 







C’est par les airs que nous rejoignons Rio de Janeiro. Nous quittons Buenos Aires avec ce frisson particulier qui précède les grandes célébrations. Nous allons plonger dans ce que l’on présente comme la plus grande fête du monde : le carnaval de Rio.

À travers le hublot, le paysage se dessine, familier et saisissant. Quelques mois plus tôt, Rio nous avait foudroyés. Vue du ciel, la baie semble irréelle : le Pain de Sucre surgit des flots, le Corcovado veille sur l'immensité et la forêt atlantique dégringole jusqu'aux plages. Peu de villes offrent un tel vertige ;ici, la nature et la ville ont conclu un pacte éternel.

Nous nous installons dans un petit appartement au cœur d’unquartier populaire. Pendant cinq jours, nous y tissons nosrituels. Chaque matin, nous prenons le pouls de la rue lors du“ café da manhã ” dans un bar du coin : café serré, jus de fruits éclatants et pâtisseries dorées. Surtout, nous observons la vie des Cariocas, les habitants de Rio de Janeiro. Les habitués s’interpellent, les rires s'entrecroisent, la ville s’éveille dans une rumeur feutrée.

Pourtant, l’appel du carnaval gronde. L’excitation montelorsqu'il faut aller récupérer les sésames pour le grand défilé duSambodrome. Les billets nous attendent à Copacabana. L’attente est longue, électrique, mais joyeuse. Quand noustenons enfin ces précieux cartons entre nos mains, noussommes comme deux enfants devant un cadeau longtemps espéré.

Le lendemain, place à la métamorphose : direction le marché de Saara. C’est un tourbillon de couleurs et de paillettes. Les étals débordent de plumes, de masques et de perruques dans un chaos organisé. Chez les hommes, le tutu est l’uniforme de rigueur, tandis que les tenues féminines rivalisent d’audace. Nous restons raisonnables : Hélène devient un petit diable malicieux, tandis que j’endosse les traits de Jack Sparrow.

Dans les rues, la fête s'installe. Les déguisements éclosent, les chants résonnent jusque dans le métro. Nous redoutions une invasion de touristes, mais c’est le peuple brésilien, les Cariocas en tête, qui mènent la danse. Le carnaval est avant tout une fête viscéralement populaire.

Nous découvrons alors les célèbres blocos, ces cortèges spontanés qui enflamment les quartiers. Très vite, nous sommes happés par le cœur du défilé. Le sol vibre sous le martèlement des tambours, les cuivres déchirent l’air chaud, les guitares emballent la samba.
 


Nous avançons avec la foule, serrés dans cette marée humaine où la sueur et les paillettes se confondent. Nous ne savons plus si nous suivons la musique ou si elle nous possède.

La musique est partout, obsédante. Ici, un groupe de percussionnistes impose un rythme irrésistible ; là, des musiciens sur un coin de place
aimantent aussitôt des dizaines de danseurs. La ville entière palpite au rythme de la samba.

Entre deux vagues de liesse, nous cherchons refuge sur les sables mythiques d’Ipanema ou de Copacabana. Les couchers de soleil y sont d'une beauté déchirante. On y partage une caïpirinha glacée en regardant la lumière d'or s'éteindre sur l'océan.

Mais l’apothéose nous attend au Sambodrome. En prenant place dans les gradins, nous découvrons cette immense avenue de béton où les écoles vont s'affronter toute la nuit.
Pendant près de dix heures, un flot ininterrompu de chars monumentaux, de guerriers de plumes et de danseurs de lumière s'écoule devant nous. Les percussions résonnent jusque dans nos poitrines, les tribunes chantent à l'unisson. Chaque école déploie son histoire dans une explosion chromatique. Nous n'avions jamais vu un spectacle d’une telle intensité.









Soudain, le ciel s'éclaircit.
Le jour se lève alors que le défilé continue. Sept heures du matin, nous rentrons, épuisés mais le cœur léger.

Cela faisait une éternité que nous n’avions pas ainsi défié la nuit. Le lendemain, fourbus, nous nous laissons tomber sur le sable de la Praia Vermelha, avant un ultime bloco.

Vivre une telle ferveur laisse une empreinte profonde. Dans un monde qui semble parfois se recroqueviller, Rio s’affirme comme une cité libre et vibrante. Ici, la différence ne sépare pas, elle rassemble.

Et si le carnaval nous rappelait simplement que le monde pourrait être autrement ?

 


LES BOUDUBOUTS - FÉVRIER 2026



 



 



Après une première tentative frustrée en plein hiver austral, nous revenons vers l’Aconcagua pour marcher jusqu’au camp de base du plus haut sommet des Amériques.

Lors de la première partie de notre voyage en Amérique du Sud, nous avions déjà tenté d’approcher l’Aconcagua, 6 961 mètres. C’était à la fin du mois de septembre, encore en plein hiver austral. La neige envahissait toute la cordillère et l’accès au massif était totalement interdit. Nous avions dû rebrousser chemin, frustrés de rester si loin de celui que l’on surnomme le géant des Amériques.

Lorsque nous revenons en Argentine en janvier pour récupérer Ulysse avant son départ vers l’Afrique, quelques semaines inattendues s’offrent à nous. L’idée s’impose aussitôt : revenir vers l’Aconcagua, le plus haut sommet des Amériques.

Cette fois, nous sommes en plein été austral.

Après Mendoza, la route traverse les vignobles de Malbec qui s’étendent au pied de la cordillère. Les rangées de ceps dessinent des lignes sages dans la lumière sèche tandis que les sommets enneigés ferment l’horizon. Puis la route s’élève. Ulysse grimpe patiemment vers la haute montagne. Les vallées se creusent, la roche prend le pouvoir.

Nous faisons halte au Puente del Inca, étonnant pont naturel aux couleurs minérales, avant de gagner l’entrée du parc.

Gravir le sommet demande plusieurs semaines d’acclimatation et une véritable expédition. Nous n’avons ni le temps ni l’entraînement pour une telle aventure. Nous marcherons jusqu’à Confluencia, le camp de base de l’Aconcagua. Cette marche reste un défi. Mais Didier et moi, savons unir nos énergies dans ces moments exigeants et intenses.

Au lever du jour, après les formalités auprès des gardes-parcs, nous nous engageons dans la vallée.
L’altitude dépasse déjà les 3 000 m et chaque pas demande un peu plus d’air, un peu plus d’effort.

Au début de la marche, mon esprit résiste.
Il refuse de se taire. Les pensées se pressent : rencontres récentes, enfants, Ulysse, messages restés sans réponse. Ma tête bavarde comme un café parisien un matin de semaine.


Je pense aussi à Didier, devant moi. À sa force tranquille, presque inépuisable, et à son grain de folie qui nous entraîne vers les montagnes mythiques. L’Aneto, le seigneur des Pyrénées. Puis le Mont Blanc, premier grand sommet qui nous avait appris l’humilité de l’altitude. Plus haut encore, le Camp de base de l’Everest, et enfin le Chulu Far East atteint après de longs jours de marche au cœur de l’Himalaya.

Mais la cordillère des Andes est très différente. Ici, pas de villages ni de monastères accrochés aux pentes. La montagne est un désert minéral, austère et silencieux. Nous marchons seuls dans cet univers de pierre.

Puis la montagne impose son rythme.

La pente réclame de l’air, le sac demande de l’équilibre, chaque pierre exige que je la regarde avant d’y poser le pied. Nous ne marchons plus vraiment dans un paysage : nous marchons dans l’instant.

Peu à peu les pensées se dissipent. Le vacarme intérieur s’éteint.

Il ne reste presque rien : le bruit de nos pas, le crissement des pierres sous les semelles, parfois le cri bref d’un oiseau. Plus loin, la voix d’un arriero résonne. Ces gauchos guident leurs mules chargées d’équipement vers les camps d’altitude, à la voix et au sifflement.

La marche devient simple.
Je regarde où poser le pied.
Je contourne un rocher.
Je respire.
J’avance encore.
 

Dans ce dépouillement apparaît une paix étrange : une attention totale au monde, mais débarrassée de moi-même. Comme si la montagne avait pris le soin de vider ma tête pour la remplir de silence.




Peu avant Confluencia, les premières tentes apparaissent.
Jaunes, bleues et rouges, posées au pied de l’Aconcagua, elles forment un petit village perdu dans l’immensité. Gardes-parcs, médecins et andinistes s’y préparent pour les étapes suivantes. Au-delà commence la très haute montagne.

Nous nous asseyons face aux pentes du géant pour partager un casse-croûte. Puis il faut déjà repartir. Le ciel s’assombrit, quelques gouttes de pluie tombent.

La descente est longue mais, avec l’altitude qui diminue, l’énergie revient.

Lorsque nous retrouvons enfin Ulysse au fond de la vallée, une certitude s’impose.

La montagne, elle, a fait son œuvre.
Elle a vidé nos têtes de leur agitation inutile, ralenti nos pensées au rythme des pas, et laissé derrière elle ce sentiment rare que seuls les grands espaces savent offrir : celui d’avoir, pendant quelques heures, habité pleinement le monde.



HÉLÈNE - JANVIER 2026

 


LAGUNA DEL DIAMANTE
Un miroir d’altitude au pied du volcan Maipo


À 3 250 mètres d’altitude, au cœur des Andes argentines, la Laguna del Diamante s’étire dans une réserve sauvage dominée par le volcan Maipo.

On ne peut l’atteindre qu’en été austral, généralement de janvier à mars ou avril, lorsque la neige libère la piste venant de Mendoza.

Née il y a près d’un million d’années de l’effondrement d’un ancien volcan, cette lagune profonde d’environ 70 mètres est alimentée par la fonte des
neiges et des glaciers. Elle donne naissance au Río Diamante, dans un univers minéral où les températures peuvent descendre sous –20 °C.


 

CARAVAL DE RIO
La plus grande fête du monde




Né du métissage entre traditions européennes et cultures afro-brésiliennes, il s’est structuré dès les années 1920 autour des écoles de samba, profondément enracinées dans les favelas où elles jouent un rôle social et culturel essentiel.

Le point culminant se déroule au Sambodrome Marquês de Sapucaí, où chaque école dispose d’environ 70 minutes pour présenter un défilé spectaculaire mêlant chars monumentaux, milliers de danseurs costumés, et baterias.

Si le carnaval génère une activité économique considérable, son succès mondial soulève aussi certaines tensions : hausse du prix des places, pression touristique et phénomènes de gentrification dans des quartiers populaires où cette fête est née.





L'ACONCAGUA (6961m)
Le géant andin où l’altitude fait la loi





Culminant à 6 961 mètres, l’Aconcagua est le plus haut sommet des Andes et de l’hémisphère occidental. Par sa voie normale, l’ascension n’exige pas de technique d’alpinisme particulière, mais elle repose avant tout sur une acclimatation rigoureuse et une fenêtre météo favorable.

Une expédition dure généralement quinze à dix-huit jours. L’adaptation à l’altitude se fait progressivement selon le principe de la « montée en dents de scie » : les alpinistes montent vers les camps supérieurs pour déposer du matériel, puis redescendent dormir plus bas afin de stimuler la production de globules rouges.

L’assaut final débute vers 5 heures du matin depuis le dernier camp, situé autour de 6 000 mètres. Il faut ensuite huit à douze heures d’effort dans un froid intense — parfois inférieur à −30 °C — pour atteindre le sommet.

Sur l’Aconcagua, la difficulté n’est pas tant technique que physiologique : mal aigu des montagnes, vents violents du Viento Blanco et épuisement lié à l’altitude rappellent que ce géant andin reste une montagne exigeante.



 

Didier BOUDUBOUTS

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