Acteurs-Locaux de Diégo-Suarez - Les Boudubouts nous font découvrir les Éclats d'Émeraude de la Baie


Acteurs-Locaux de Diégo-Suarez - Les Boudubouts nous font découvrir les Éclats d'Émeraude de la Baie

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Accueil Didier CUJIVES
 
| Les Iles de l'Océan Indien | AFRIQUE | MADAGASCAR  Vu 39632 fois
Article N°29442

Acteurs-Locaux de Diégo-Suarez - Les Boudubouts nous font découvrir les Éclats d'Émeraude de la Baie

La découverte de la région de Diego-Suarez n’aurait pas été complète sans une journée sur la Mer d’Émeraude.

Pour l’atteindre, il faut partir du petit village de Ramena, embarquer sur un boutre à voile, traverser la baie de Diego puis franchir la passe qui l’ouvre sur l’océan Indien.
Ce matin-là pourtant, nous avons bien failli ne jamais aller très loin.
 


 
Nous sommes partis un peu tard et, ici, la mer ne plaisante pas avec les horaires. Les marées sont importantes et l’eau se retirait déjà rapidement lorsque notre boutre a quitté la plage. Très vite, le fond s’est rapproché dangereusement de la coque.
Pendant quelques minutes, nous avons vraiment cru qu’il allait falloir descendre dans l’eau et pousser le bateau.

Le capitaine, lui, semblait beaucoup moins inquiet que nous.

Quelques mètres encore… et nous sommes passés.

Juste.

La baie derrière nous, il faut ensuite franchir la passe de Diego. Là, changement d’ambiance. Le bateau se met à danser davantage, la houle soulève la coque et le vent gonfle enfin la grande voile du boutre.

Puis, presque sans que l’on s’en aperçoive, la mer s’apaise.

Et sa couleur change.

Le bleu devient plus clair, puis turquoise, avant de prendre cette incroyable teinte verte qui a donné son nom à l’endroit. L’eau est tellement transparente que l’on distingue par endroits le sable blanc plusieurs mètres sous le bateau.

Devant nous s’étend alors cette Mer d’Émeraude dont on nous parle depuis notre arrivée à Diego.

Une immense étendue d’eau lumineuse, presque irréelle, protégée par une barrière de corail. Le vent continue de souffler mais la mer, elle, semble s’être transformée en lagon.
 


Nous débarquons sur une minuscule île posée au milieu de cette immensité.

Quelques pas suffiraient presque pour en faire le tour.

Alors nous partons marcher le long de la plage. Autour de nous, seulement le vent, le sable blanc et cette eau transparente qui change de couleur à chaque nuage.

Nous ne résistons pas longtemps. Nous sommes venus pour elle.

Alors nous entrons dans l’eau.

Elle est claire, douce, merveilleuse. Pendant quelques instants, plus rien ne compte vraiment. Nous nageons simplement dans cette immense tache d’émeraude, heureux de profiter de ces quelques heures loin de tout.
 


À l’heure du déjeuner, nous retrouvons une petite paillote installée sur l’île.

De jeunes femmes nous y accueillent, le visage décoré de ce maquillage traditionnel que nous croisons souvent dans le nord de Madagascar, dessiné avec une pâte claire sur les joues et le front.

 


Un peu plus tôt, des pêcheurs étaient venus jusqu’à notre boutre vendre leur prise au capitaine.

Quelques heures seulement après avoir quitté la mer, leurs poissons sont devant nous, simplement grillés.

Difficile de faire plus frais.

De la mer à l’assiette.

Nous mangeons sous la paillote, face au lagon, avec le vent qui continue de souffler et cette couleur émeraude qui remplit tout l’horizon.

Nous nous régalons.

Puis il faut repartir.

La voile est de nouveau hissée et notre boutre reprend lentement la direction de Diego.

Nous franchissons une nouvelle fois la passe puis retrouvons les eaux plus calmes de la baie. En longeant la côte, nous passons devant les anciennes batteries de canons françaises, celles-là mêmes que nous avions découvertes la veille, toujours tournées vers l’entrée de la baie qu’elles étaient chargées de défendre.

Un dernier rappel de l’histoire de Diego avant de retrouver les premières maisons de Ramena.

Lorsque notre boutre vient finalement s’échouer sur la plage du petit village, nous avons encore dans les yeux cette couleur si particulière.

Une journée de vent, de voile, de poisson grillé et d’eau translucide.
 


Les Boudubouts

Lien :https://didier-cujives.smartrezo.com/journal.html

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